mercredi 30 juillet 2008

Sleepless Night


In A Bad Light 71
Mise en ligne par YK.2

De ces fragments
I'm so sorry
De ces fragments
Je suis désuni
Par la pluie bientôt
Qui se confond avec
L'assise - blanc au
Sommet d'une terrasse
Une pile d'ossements
A purifier - this is crazy
Fou de terreur...
Et démuni - l'unité
Qui s'échappe qu'on
Essaie de retrouver
Ou d'enterrer - de
Retrouver et d'enterrer
I'm so sorry
De ces mouvements
D'acier pour un réveil
Ricanant - sans
Trêve - à l'appui sur
Balcon : tourné vers la scène
Square jardins noirs
Déserts - glaciers que des
Lampadaires illuminent
Le son machinerie en place
Et l'acuité singulière en
Mille parcelles et des phares
Isolés et des ombres muettes
Portées par les paumes
Et la gloire négative
Juste derrière une station-
Service posée sur un
Parking vide - quelques
Points allumés au milieu
Des façades - réseau de
Lignes et de traits revisité
Par un sable calme et tragique
I'm so sorry - du mélange
Tumulte - c'est en débris...
Une blessure aussi grave

mardi 29 juillet 2008

Sign Of The Times


J’avais des outrages

Cette misère humaine

Sans l’âge officiel

Enfin...Il semblerait

En fait en regardant

Bien dans les détails

Y a des signes qui

Marquent - perte de

Poids - cernes et l’épreuve

Désabusée - assaut du

Cynisme : qu’est-ce qui

Pousse toutes ces filles

A se dénuder - à subir

Des outrages qu’on mate ?


Je crois qu’on est pas

Préparés à vivre si vieux

Ce marathon infernal

Parfois il ennuie - on ne

Cesse de profaner d’écrire

Avec son corps : un truc

Comme Lee Wagstaff

Tatoué des pieds à la tête

Des rites pour ce deal

Avec la ville - cette salope

De mauvaise vie qui

Trace dans la chair avec

Un rasoir industriel

Autour des offices


Longévité d’un territoire

A subir - encore là

Même quand l’esthétique

A foutu le camp - cloisons

Entre les hospices et tous

Ces bars - les anciens les

Nouveaux qui s’acharnent

A la vie - mais c’est déjà

Trop tard - les sorties du

Comix trop bourré pour

Parler - d’autres ont pris

Ta place depuis que de ta

Bouche sort une autre

Fumée - qui parle au mal...


lundi 28 juillet 2008

White Noise


Pas moins compliquée

L’insistance a des limites

I’m not an invalid

Calibre et tolérance

Sur L’or de la terre promise

Le contenu - avoue-le - des

Rues sur un cas roule au fond

Sur le bord de ma gorge

Trop familière trop coupable

Aussi - une véritable inondation

Qu’un réservoir artificiel

Tout transformé en jardin

Des AA - sur un cri dirty

Qui sème de l’or - après la

Ruée : la débandade électrifiée

Comme une main dans un

Transfo - y a toujours un

Crétin pour se croire plus

Fort qu’une caténaire

Metal machine music...

L’eau - de la glace du gin

Seulement après reconnaître

Visage notice police...

De loin en loin tirer

Révérence le sommeil

Des anges - poudre de

Verre au fond des poumons

Fantasme du cimetière navires

Technocentres au ras des falaises

Humiliation suprême - odeur

Peau - noirceur au coeur - bas

Quartiers - les yeux du condamné

Cigarette fumée - le corps mouillé

Comme après douche - et tout

Cet alcool dégouline dans les

Voix contre la doctrine

C’est la bouche qui aboie

Les durs au centre - maintenant

Le froid obsédant - I’m not an

Invalid - juste un sale tour

Dirty trick...



vendredi 25 juillet 2008

Dementia


Une Ville Sans Nom 232
Mise en ligne par YK.2

Tréfonds de la fureur
Fruit de tout c'tafia
Combustible ammoniaque
Cerveau éthanol et ton
Esprit casse-poitrine
La lune est haute - avec
Du chrome des enseignes
Y referme en prend un autre
A long terme ça dérive de
Tous les côtés - pression
Puis ça casse - dans l'attente
L'intervalle - cet écart entre
Le monde et nous - on s'abîme
Certain temps qu'la folie
Menace - elle se place délice
Et répudie le droit - endommage
Presque tout - suffisante dans
Le trou - une pauvre vidure
Qu'un rien déclenche
Et qui surpasse les hommes
Aux arrêts - réel de nuit
A présent usé - on dirait
Un rebut - comment pas
Le refroidir ? Je demande
Comment pas céder aux
Néfastes voies - tandis que
L'éclairage rutile sur trottoir
Lampe astrale dans un endroit
Qu'on appelle delirium

jeudi 24 juillet 2008

Punishment


L’ordinaire à buter

Par habitude - hélas

Que fournir au plaisir

Mal vécu - que répondre

Au dénouement - à ce

Goût soudain altéré

A cette montagne qui

S’écroule ?

Quand soi-même on

S'affaisse dans la

Dureté - mon petit

Pote les préparatifs ne

S’annoncent pas - ils

Dominent et ça fait

Chier et pleurer - ça

Laisse quoi sinon une

Simple ébauche dans le

Meilleur parfois que dalle

Un geste impatient au-

Dessus d’Imporgal ou

Bien une étrange torpeur

Un risque inutile pour

Tuer le conditionnel

Et chercher une sortie

Qui ne soit pas si terrible

Dans tes rêves mon petit

Pote dans un verre de bière

Dans n’importe quel truc

Illicite mais pas dans cet

Espace - ici ça latte sans

Prévenir et l’organisation

Ne sert à rien - on n’est

Jamais assez préparé au

Torse qui ne s’élève plus

Qui flanche - ça marche

Ainsi - avec le rythme et

Le crime se distribuant

Partout en ville - fournisseur

De supplices ordinaires...

mercredi 23 juillet 2008

Until Death


L’ode aux portraits

Rugueux - ça vaut le

Coup d’oeil devant

Ce bronze et les tortures

Vous êtes des monstres”

Statues vivantes et regards

Inquiets : impuissants

Hermétiques fatigués


Encore consigne jetée

A la rage - porte claquée

Violence à faire trembler

Merde on est baisés

Comme perdus dans un

Domaine étranger - on lui

Dit de s’arrêter - tout ça

Finira par vitesse et démenti


Pas touché ni détruit

Mais sur le chemin

Alors quoi vas-y suicide !

Ton p’tit cul encore désir

Ouais : mais pour combien ?

Première sortie après Algé-

Siras - Lyon et hôpital

Des armées en déroute


Des fois l’agression suffoque

Trop - trop marché trop

Arpenté pour rien : mégots

Partout sur le chemin qui

Mène au doute - ça

Bouscule les mots et la

Carte et les blocs alignés

Le calme était nulle part


Elle fournissait la paix

Pour quelques instants

Les cargos ce boulevard

Et les hôtels particuliers

Derrière de grands murs

Et les panneaux exotiques

Bois du monde et plaques

Investies - ça valait le coup


De la fatigue - bien qu’il fût

Trop tard et que les attaches

Fussent mortes - il aura baisé

Jusqu’au dernier - suicide ?

Voilà ce vieux fantôme

Voilà ce qu’il est : a death

Mask!



mardi 22 juillet 2008

Hung By A Thread


Une Ville Sans Nom 229
Mise en ligne par YK.2

Prise directe parmi les
Feux - les années passent
Et l'effet s'estompe - pour
Un moment qui ne fut qu'un
Ogre - fugitif et devenir
Mais tu n'es rien devenu
Dans cette rue du château
Qui tombe à l'eau - c'est
Pour ça qu'elle est partie
Et que ce corps a mal
Jour après nuit - échoué
Calcifié - souffrir ne donne
Aucun droit sauf celui d'
Une solide agonie : y voir
De l'espoir - au moins les
Choses sont dites et la fin
Inscrite dans un minéral
De ville - de l'effet et du
Style provisoire : alors
Comme ça elle s'est barrée ?
Elle t'a filé entre les doigts ?
"Trompe le monde" s'écoute
Fort pour mémoire et les
Shoots de toutes les couleurs
S'envoient en l'air - extatiques
Ils bondissent de mes bras
De l'effet provisoire...
Un temps qui s'effrite
Je pense : il n'y a rien
D'injuste là-dedans
Rien du tout - qu'un bout
De pierre - et encore...
De ces rares vestiges en
Sublimes programmes on
Me dit d'y voir l'avenir
Blanc et squelettes for sale
C'est bien - c'est beau - maculé
D'un flou au matin après
La nuit : rythme du citadin
Dont l'effort effrayé est
Lassé de lui-même

lundi 21 juillet 2008

Mass Production


De penser rouge

Pour les désespérer

Tous - un truc de

Privé : se borner à

Survivre comme ce

Type à 130 kilomètres

Heure sur une route

La dynamique de l’aliéné

C’est ainsi qu’on brûle

Un cierge : pour le vide

Et la victoire du silence


Modèle zéro qui exé-

Cute - la rémission est

La chasse haletante aux

Carcasses calcinées

Reste une cage d’acier

Grise et fumante

A l’aube et des vestes

Doublées et des arbres

En cascade - le vent

Tiède balaie la place

Le mec doit être mort


A cette heure - je descends

Encore - de plus en plus

Trouble et flottant

Un apôtre promet de

Faire un massacre

C’est très net : il fait

De grands gestes et dit

Qu’il pratique un sport

De combat - comme

Il est triste et désolant

Va te faire enculer


Par ton professeur de

Combat - j’suis sûr

Qu’t’en es amoureux

Fou - parvenu devant

Le tablier - toujours les

Mêmes lieux mais

L’art est mort et ses

Bras monumentaux

Guettent les chambres

Closes - bataille entre

Les braques...city


Of dreams

vendredi 18 juillet 2008

Goods Lost In Transit


Choc de marbre

Derrière ce qui est

Retranché - mise à

Mort au regard épais

Dans un accès d’émeute

Un tel acte enflamme

Les coutures retenant

Les quartiers entre eux


La terre basse qui fit

Venir la nuit - de force

Et d’interdits - à présent

Ralentie dans ses articu-

Lations : Mon Dieu ne

Produit que les drogues

Et les poisons - Baby

En dose standard


Parfait pour prolonger

L’ampleur et l’infini

Déesse jusqu’au marbre

Fontaines d’eau claire

Détends-toi me dit-il

Avale ta dose et ferme-la

Alors qu’il mord dans

Le gras de la blanche


Cette amoureuse de l’

Essence maussade et

Guerrière - la garce se

Roule à mes pieds - robe

Dorée odeur d’alarme

Fraîchement débarquée

D’une gare suspendue

L’image élancée


A réduire en cendres

Ou pas - on ne sait plus

Vraiment ce qu’on fait là

A part prier nos verres

Brillants - en train furieux

A fond d’enfer qui brandit

Les spasmes de nos excès

Putain de fuite - ce n’est plus


L’ovation qui s’entoure de

Passerelles et d’babies

Cul sec avant d’atteindre

L’overnight - mais ce con

En bas et talons hauts...

jeudi 17 juillet 2008

Shut Your Gob!


Une Ville Sans Nom 224
Mise en ligne par YK.2

Après ce faux départ
Vers une belle ordure
Pas le moindre regret
Ils sont même heureux
Satisfaits presque sereins
Tu penses ! Leur coup a
Réussi au-delà de leurs
Espérances les plus folles
Maintenant qu'ils s'éloignent
Vers un bel avenir
Les autres sentent la poudre
La merde et la honte
On se fout de leur gueule
On se fout de leur vie
Ah ! Ces minables ! Toujours
En quête de fric - toujours à
Mendier par-ci par-là
En petits morceaux les vêtements
Déchirés - à l'image de leur
Inconscience - ce désert autour
D'eux c'est bien fait pour eux
L'ont bien cherché ces traîne-misère
A l'image du père - pauvre bougre
Prince du pinard caractériel mais
Fallait pas l'chercher - fallait pas
C'est mal de l'avoir fait et depuis
Les façades se couvrent de toute
Cette merde - existence dérobée
Qui se glisse en douce - déçue
Qui bouge qui se ferme comme
Une bouche - shut your eyes!
C'est la ville qui parle qui raconte
C'est la ville qui parle qui raconte
Shut your eyes! Avoir du fric pour
Fermer les yeux - ça te brûle à
L'intérieur - comme ces taches
Qui coulent sur les pavés - liquide
Douleur - c'est bien foutu...

mercredi 16 juillet 2008

Out Of Spite


La raison est fuyante

A se détruire corps et biens

Vouée à s’écouler comme

Un temps qui s’ignore

N’attends rien de la stabilité

Sans casse le mouvement n’a

Aucun intérêt - le pur est broyé

Comme un concert de My Bloody

Valentine - je t’aime je te perds

Les lèvres ouvertes pour n’être

Qu’un acte un sujet jusqu’à la

Brûlure - la douleur le hasard

Je dois ouvrir et détruire

Ce qui nous reste - ta nature

N’accorde aucun instrument

Sauf peut-être l’énergie qui

Se fracasse entre nos murs

Dans nos draps - et nos larmes

Mutilées se réveillent acides

Après l’union le regain décline

Et survole de son ombre

Toits de zinc et visions pastel

Tu sais comme cette cage me

Pèse me libère à la fois

La fin de l’unité impossible ici

Puisque tout se tient - ensemble

Atroce et fascinant - clair et noir

Robuste et fragile : à grand bruit

S’enrager puis violence contre

Peau...pas la peine d’en dire

Plus - tu as compris ce physique

En trajet de ruine



mardi 15 juillet 2008

Hanged


De cuir noir

Et de mort à penser

Un fil rompu de plus

Quelque part sur

Un boulevard péri-

Phérique - à chaque

Fois ce genre de grand

Ménage remue un truc

Accroché aux branches

D’un arbre sur le

Goudron - les jambes

Dans le vide et ce chien

Qui essaie de les bouffer


Avant d’en être là

Un sac battu par le

Vent nocturne qui

Mange de l’air frais

Réduit par des fantômes

De putes et aussi par

Ce brouillard et ce

Soleil soudain - d’une

Falaise imaginaire

Creusée entre les seins

D’une quelconque tralala

Machin liturgique pour

Brute ou incapable


Le vent de la crise

Intérieure qui déplace

Les évidences - money

Greedy - toute cette

Assurance cupide

Les bagarres pour la

Dernière arrivée : ça

Pue la régression à

Plein nez - mais quoi ?

Les falaises même

Au coeur d’une ville mo-

Derne sont faites pour

Chuter...

samedi 12 juillet 2008

Sacrificial Lamb


Une Ville Sans Nom 220
Mise en ligne par YK.2

Le déchaînement à la fin
La blessure des aiguilles
Y disait comme ça sous les
Tonnes d'emmerdes se
Profilant : "pourriture de
Fortune" - le facteur était
D'venu tout comme un messager
Maudit - le représentant perso
Du grand malheur - province
Noire où plus rien ne pousse
A part des ennuis insurmontables
Là tu penses que le temps est un
P'tit rigolo - autour ça bouillonne
Ca grouille de projets et d'avenir
Les années semblent longues et
Belles et puis ton corps - ton corps
Est une mécanique de précision
T'abuses tu dépenses tu baises
Le coeur lourd de toutes les
Chances et des opportunités à
Saisir comme un porc - suffit
De regarder les messages
Et les images : c'est beau quand
Même et ça fonctionne au quart
De tour - à la seconde - y a
Seulement cette pointe vers un
Ciel nuageux ou ces marques
Sur un ventre qui fut sublime
Sa fierté - elle prenait plaisir
A attirer tes mains vers lui
L'incursion d'un rythme - l'ébauche
D'une fêlure qui balance sa
Consigne tyrannique - les traits
De Jeffrey Lee Pierce - de ces
Loques croisées dans les rues
Il faudra bien détruire ce qui te
Ronge - le sacrifice - le sacrifice
Te conduira à cette porte géante
En bronze...

jeudi 10 juillet 2008

Townsfolk


Légèrement élimé

C’est un euphémisme

Doux et toxique

Qui tombe en arrière

Rompu par un ordinaire

Perclus d’intervalles

De la mer ce qu’on

Dévore c’est une masse

Opaline - cité massive

Homogène impénétrable

Et dans ce resserré mec

Que donnes-tu ?


Faits divers : des gars

Qui frappent leur mère

Des gars qui s’barrent

Dans les rues leur môme

Dans les bras et les filles

Prises au piège des voies

De fait - mais toi - toi

Mec que cherches-tu ?

Ils cherchent tous à

Piquer du fric - à

Fourrer une main dans

Une poche trop serrée


Histoire de récupérer

Quelques euros pour les

Transformer illico

En pisse bien chaude

Et fumante - ces conneries

Ne durent qu’un temps

Le temps d’fermer les yeux

Et hop ! T’as perdu la

Partie et les gamines se

Détournent et le secteur

Devient glissant : la pisse

Personne n’aime ça


C’est comme poser

Une oreille contre un

Vieux juke-box qui pue

Le tabac froid et la perfide

Harmonie qui se déploie

Et s'épanouit - les gars

N’la voient plus - elle les a

Digérés puis recrachés

Comme des ordures

Incapables de créer aut’

Chose que des préjudices

Du blanc aveugle


Toujours trop tard

Toujours trop tôt

Too late too soon...




mercredi 9 juillet 2008

Offcut 13


Une Ville Sans Nom 175
Mise en ligne par YK.2

Le bleuté dont les lignes
Se couvrent et qui ment
Et qui meurt quand la
Lame se fait jour entre ses
Dents : foutu sourire de malade...

Lower The Curtain


Le bleuté dont les lignes

Se couvrent et qui ment

Et qui meurt quand la

Lame se fait jour entre ses

Dents : foutu sourire de malade

Quand il baisera - oublié

Des siens qu’il aura fait

Tant souffrir à s’pinter - quand

Il baisera le sol revenu de tout

A la façon d’un martyr

Bête noire - persécuté - saint

Et victime dans le corps

D’un même bourreau alors

Les braises s’éteindront

Il était le bec pourri depuis

L’cul du camion - cette enfance

Obscure qu’elle survole de son

Empreinte engourdie nos ruines

A la place y a un soir de raison

Soyeuse vilenie - putain de vacherie

L’espèce qui regarde l’espèce qui

Clame des insultes et les mêmes

Mots en boucle - je suis si

Loin - si loin que ça devient

Dangereux - les brèves et ces

Talents de malheur - quand j’

Etais encore sous le cercle

Déjà douleurs et colères

Rêvant de canons de découvertes

J’écoutais la rumeur et ce disque

Des Rolling Stones - et la nuque

S’est raidie et les jambes ont

Battu les mystères - à présent

J’habite un naufrage - le tonneau

Vide c’est ma cargaison et c’est

Bon et c’est triste et c’est le

Centre et ses droites qui fendent

En deux les appartements - les

Bruits de pas au hasard des veines

Sans amour - baisse le rideau !

Baise la mémoire mourante

Loveless!



mardi 8 juillet 2008

Along The Riverside


Il se mit à beugler

Ça donnait comme un

Morceau de Burnside

Mon vieil ami en

Froc Levi’s qu’au

Terme de son récit

Il aimait pour un


Frère - c’est difficile

A expliquer : on voit

Le tissu devenir fin et

Vivant - il va craquer

Par endroits - cela

Suffit à dire la peine

Et le mal - de la main


Il effaçait les traces de

Cendre sur un genou

Et le trait noir s’incrustait

Dans le bleu comme

Dans la chair - encore

Un peu et la clope dispa-

Raissait à son tour


Hanches à la ceinture

De vieilles amies qui

S’éloignent et les

Muscles : des plis sous

Surveillance - ils sont

Secs et bougent aux

Mouvements rigides


Impassibles et fidèles

A boire de la bière encore

La fuite et le lustre des

Rondes - un troquet après

L’autre - vieilles rengaines

Vallées urbaines où

Les méchantes faces


Entonnent et font

Penser évangile - donne

La tournure de ces quais

Le transport pour le cours

US et puis le maintien local

Souvent fauché le long

D’une rive...



lundi 7 juillet 2008

Without Restraint


Rattrapé par ce chien

Qui suit à la lueur d’une

Crainte solide les traces

D’une solitude contemporaine

Ce qu’elle veut ne vaut pas

La peine d’un déballage

Ce qu’elle veut ne vaut pas

La peine de s’aliéner - en

Général on cède en général

On devient cinglé - l’odeur

Et tout ce bordel - elle sourit

Ça marche une seconde - mais

Sois honnête putain ! C’est le prix

A payer - d’être incapable

D’alimenter un compte

D’être une divagation de

Poser son âme sur un plateau

La musique héroïque

Et de fonder une cellule

Avant qu’elle ne dégénère

Avant qu’elle ne s’auto-

Détruise - ça me tourmente

C’est excitant comme ces

Monuments renforcés au fer

Que je lis sans mesure

Inépuisable source de mon

Inquiétude - ciel chargé qui se

Libère en secondes longilignes

Comme tes jambes et l’attente

Que j’épuise à la vitesse d’un

Carambolage - le galbe défendu

L’inconvénient de perdre sa

Liberté - l’éclat diffère dans ces

Moments-là - l’éclat sur des

Carreaux - ça m’épuise tu

Peux pas imaginer - l’usure

Pathologique - un pur

Concentré à l’approche de

La limite moderne - je suis

Déformé dans ces carreaux

Ça m’épuise tu peux pas

Savoir - je suis déformé sans

Nourrir le désir de faire partager

Ce jeu solitaire - as-tu vraiment

Envie de cet enfer ? De me suivre

A la vitesse d’une balle ? Le temps

Passe souffrant la zone libre

Soufflant ce jeu - la mobilité

Soufflant ton jeu - ma mobilité...

vendredi 4 juillet 2008

Animal Life


Toutes ces années

Ont soigné l’outrage

Côte à côte - les flics

A bonne distance et

La violence qui monte

Et qui laisse sur la

Peau des morsures

Et des masses et des

Frissons - elle prenait

Ses nichons et les faisait

Danser - c’était drôle

A mourir de rire - elle

M’a raconté comment

Elle versait l’alcool dans

Les plantes - au début - avec

Le temps elle le versait plus

Mais buvait comme un


Trou - au diable les

Dégâts : c’est vrai quoi

Les nichons tombaient de

Toute façon - à force de

Les balader dans tous les

Sens les muscles et les

Tendons se sont foutus

En grève : et les mecs étaient

De plus en plus vieux de plus

En plus dégueulasses

Fallait les voir et les

Sentir surtout - la chair

Et la délation sans rompre

La chaîne - les petites

Nouvelles travaillent à

Distance - à hurler plus

Fort mais loin des braguettes


Alors quand elle repasse

Devant son club couvert

D’affiches - l’immeuble

Plein de brasures c’est plus

Fort qu’elle - l’envie d’une

Matraque dans sa tronche

Dans les corps bien abîmés

Se trémoussant sur un air

Poisseux surgit - on entend

Les rires et les insultes et

Bientôt les bruits répugnants

La rue encombrée d’hommes

Des invitations repoussées

Au début - maintenant y a

Des containers pour les

Bouteilles et des outrages

Privés : rotten memories...


jeudi 3 juillet 2008

It's Not Romantic


Une Ville Sans Nom 209
Mise en ligne par YK.2

Il me dit que sa dope
C'est la cruauté - la vie
Est si ennuyeuse - saturée
De plages monotones à
N'en plus finir - il donne
Dans l'écorché versant dans
Le reflet d'une histoire en
Charpie - rien qu'à suivre
Son instinct il fait moins de
Mal que bien des gens la
Main sur le coeur - les bêtes
A bon dieu - agrippées à mort
Surtout que personne ne lâche
Personne et tout le monde
Finit par crever - le choeur
Des sentiments - et voilà qu'il
Me montre une espèce d'urgence
Son évasion - il est allé dans les
Chiottes pour ça et l'odeur
D'urine a rempli mon cerveau
C'est là qu'elle est morte
Dans un endroit identique
Entre le lavabo et la cuvette
La pauvreté de l'espérance
Ca finit toujours ainsi - toujours
Crois-moi - on pourra te bourrer
Le mou avec le contraire - ils
Le feront mais c'est des mensonges
Qu'ils s'appliquent comme un
Maquillage grossier - du vent
Rien que du vent qui conduit
Directement ici - l'odeur d'urine
Les numéros de portable "cherche
Grosse bite" ou "trou à prendre"
C'est là qu'elle est morte - et je
Comprends alors qu'il ne parle
De personne - il y a des instincts
Qui ne sont pas des griffes
Plutôt des raclements sur un sol
Blanc et glacé ou les chroniques
D'une morale mise à nu...

mercredi 2 juillet 2008

A Nasty Fright


L’étrange voix du sang

Tous ces jugements à

L’emporte-pièce faut que

Ça cesse - rien à foutre

Des conventions - de ces

Machins qui ne pensent

Qu’à copuler - si possible

En public avec la majorité

Comme il convient de faire

De penser et de vivre

Ivre d’un ensemble


Toi le connard tu décides

Un jour d’en faire qu’à

Ta tête - de sortir d’un

Groupe ivre de sexe

Mais pauvre en individus

Tu juges pas t’as jamais

Jugé tes origines

Où se conjuguent le pire

Et le meilleur le libre

Et les attaches - un vrai

Truc SM - genre de club


Se tenant à l’écart de

La ville - loin des

Réverbères flamboyants

Qui donnent à la nuit

Sa noblesse et son coeur

A cette ville des bijoux

Des vendeurs tendus et

Sévères - c’est combien

Pour le sang tragique ?

Ce coup pendable - toi

Le connard criant au


Dieu la seule existence

Un peu sérieuse tu as

Cessé de dire les gloires

Pour le faste dévalué

Tant pis s’il se persuade

Que tu le toises - et merde

A cette concurrence des

Victimes - il n’y a qu’un

Drame : sa propre présence

Ivre sous un réverbère choisi

L’étrange et funèbre veillée...


mardi 1 juillet 2008

X-Ray City


A tous les degrés

On every side

Sur l’échine il inspire

Ce fait - simple et malade

Qui se tire la bourre sur

Des couleurs en harmonie

Des couleurs pâles - un

Extérieur difficile à rendre

Un bloc et l’expérience

Des mots qui sortent comme

On s’allume - ce fumier

D’Jacob il a encore offert

Son ombre à notre Père

C’est quand même super

Beau de la corniche

L’onde elle traverse - rien

Ne la stoppe - et c’est l’

Esprit qui a ces mots :

Lovely lovely day

Encore un membre en

Moins bouffé par ce territoire

A chaque nouvelle douleur

Sous le poids du bloc qu’on

Appelle Hospital il brille

Davantage tout souillé

Et sanguinolent - penché

Sur les poubelles - l’apostolat

Le fils de pute - ici tout se

Prosterne et s’élève dans la

Matière la plus dure qu’on

Puisse imaginer - ça forge des

Kilomètres de rues à dégueuler

D’ici vos manières dégoûtées

Sont pour ainsi dire

Filmées par une conne

De webcam - mais la mystique

De la chose ce truc qui vous

Bousille de part en part et

Qui vous cloue comme un

Papillon sur le béton c’est la

Transparence - vous n’êtes que

Dévouement - tout destiné à

Se mettre à mort - à réfléchir cette

Luminosité - elle marche sur la

Prudence - bienheureux qu’on vous

Marche sur le corps la figure

Le secret divin rebondit

Sur les murs - un instant Jacob

S’est cru tiré d’affaire - comme

Nous tous - avant d’être happé

Par l’irradiante - ce feu sacré

A l’intersection qui vous bute sans

Une parole - lovely lovely day...