jeudi 22 février 2018

Ombre





















Je découvre
Sa honte
Aux yeux
Du monde

Je la réduis
A cette forêt
Qu'un incendie
Ravage

Il n'en reste
Rien

Je l'ai conduite
Au désert
Et je parle
A ton cœur

En ce jour
Où tu m'appelles
Où je repose
Sur ton corps
Ma terre exaucée

Je serai sans roi
Ni sacrifice
Juste une ombre
Contre la lumière
Qui court à sa
Perte

mercredi 21 février 2018

Débris / Trésors



















On est peu
Secourus
D'où les raisons
D’écrire
De s'enlacer
Aussi

Un tas de jours
Défigure
Une seule issue
A ce dévastateur

Féroce térébrant
Qui s'abîme par
La parole puis par
Le corps

Mourir seulement
Par l'effet prolongé
De ton regard
Cet abandon confiant
Qui prolonge
Les souffles

mardi 20 février 2018

Temps Certain






















Pour ne pas écouter
Cette voix
Un genre de
Malédiction
Répandue
Dans la pureté
Des morts saisis

Le cours trop
Léger de ce
Désordre
De cette fureur

Foutue miséricorde
Iniquités que l'on
Adopte

Toutes ces choses
Un peu bousillées
Que l'on invoque
En ces lieux
Écorchés qui
Rêvent d'embrasement

La vigueur puis la
Douceur de nos
Gestes étranges


vendredi 16 février 2018

Présent Perpétuel























Le règne
De tous ces
Royaumes
Est une aube
Dans laquelle
Se heurte le soir
Usé par la lumière
Enveloppé par
Ces regards souffrants
Que l'on rassemble
Et que l'on jette
A jamais tus

De ce monde
Confus on s'arrache
Criblés d’éclats
Sur les mains
Mille traces
De ces guerres
Comme de longs
Couloirs sombres

Nous gardons
L’âme comme un
Édifice qu'un seul
De tes soupirs
Transforme en
Jouissance

mardi 13 février 2018

Cette Ecriture



















Pour ramasser
Dit-il
La  vie au milieu
Des flammes
Sa respiration blanche

La lumière chutant
A vue d’œil
Pour continuer
Dit-il
Malgré les
Absences
Présentes
A venir

La beauté
Pensait-on
Ne pouvait pas
Avoir ce visage
Cette parole suffoquée
Qui finit
Par tourner
Avec le vent

Pour comprendre
Dit-il
Avant de retomber
Sur les décombres
Et de chanter
L'adieu

lundi 12 février 2018

Saisir Le Trouble






















D'abord s’enivrer
D’apparences

D'un ciel fracassé
Capable d'emportements
De convulsions successives

Le trouver beau
Garder en soi
Son infinie possession
La fureur de ses flots

L’appréhension  funèbre
Et fondée s’efface
Pourtant devant
Les signes manifestes
De cette existence

vendredi 9 février 2018

Périr Le Temps


Avant que
Le silence
Ne retombe
Qu'il se résigne
Comme dans
Ce poème de
Constant
On s'efforce
De faire de
Ce désert
Notre parure

Cette chose à
Nous un  jour
Accompli sans
La détresse
Sa vaillance
Terrible
Genre de
Sentence qui
Ressemble au
Sommeil

Mon amour
Faisons périr
Le sort
Et de cette vie
Infranchissable
Notre instant